Danemark

Danemark

Copenhague

Nous voici donc à Copenhague. Enfin! devrais-je dire car nous en rêvions depuis longtemps. Et nous avons de la chance avec le temps: beau et chaud. On se réjouit d’avance. Sans programme très précis, nous nous aventurons le premier jour vers le RER proche du camping. Première difficulté: payer avec la carte. La machine est assez récalcitrante et n’accepte la carte qu’après plusieurs tentatives, juste ce qu’il faut pour rater le train. Mais finalement, elle consent à cracher les tickets. Nous décidons de sortir à la gare centrale qui nous paraît être l’option la plus simple. Mais pas du tout. Par le passage sous-voies, il n’y a qu’une seule sortie, du mauvais côté de la gare. Il eût fallu emprunter les passerelles sur-voies. Nous voici donc à faire le tour de la gare à pied. Puis devoir traverser plusieurs routes avant d’arriver sur la place de l’hôtel de ville. Et force est de constater, à ce moment, que Copenhague est davantage en chantiers qu’enchanteur. Finalement nous arrivons dans une partie plus ancienne striée de multiples petites ruelles charmantes, de jolies terrasses, de boutiques où nous flânons en direction du château de Christianborg pour nous diriger vers le quartiers de Christiania envahi par des squatteurs, des chômeurs et des hippies dès 1971 et autoproclamé « ville libre » depuis. Un village dans la ville qui détonne totalement avec le reste car l’ambiance hippie et anarchiste n’a pas totalement disparu.Puis nous revenons vers une station de RER en passant par l’un des endroits les plus emblématiques de Copenhague: le port de Nyhavn, bordé de maisons colorées qui donnent à l’ensemble un caractère très scandinave.

Le deuxième jour est celui de l’incontournable petite sirène et des deux autres château royaux de Rosenborg et Amalienborg. Nous arpentons la zone piétonne pour arriver à Gråbrødretorv, une petite place charmante où, dans les années 60, la maison qui abrite actuellement le Café G aurait hébergé un centre d’écoutes téléphonique du renseignement qui épiait les conversations des ambassades. Quelques mètres plus loin, nous parvenons à la Rundetårn érigée en 1637 pour permettre aux astronomes de mieux scruter le ciel. Sa particularité est qu’on y gravit les 35 mètres dans un vaste couloir hélicoïdal en pente douce où l’on peut s’aventurer à cheval (le tsar Pierre le Grand l’aurait fait). Mais bon, à pied ça le fait aussi et au sommet on bénéficie d’un panorama sans obstacles sur la ville. On y voit jusqu’au pont qui relie le Danemark à la Suède. Un peu plus loin, Rosenborg est le plus beau château de Copenhague qui se dévoile peu à peu au gré d’une promenade dans le parc attenant. Quelques minutes de marche de plus et on tombe sur Amalienborg, le troisième château royal (la reine devait y être vu les gardes qui s’y trouvaient), dans l’enfilade entre l’église de marbre et l’opéra. La suite est le tour de l’ouvrage militaire du Kastellet (une forteresse style Vauban) pour enfin arriver devant la petite sirène (lille Havfrue) du conte d’Andersen. Elle n’est pas très grande (le Manekkenpis non plus au demeurant), mais est-ce une raison pour la taguer? Comme quoi la bêtise est partout.

Troisième jour. Nous débutons la visite plus au nord dans le quartier de Brumleby, un ensemble de logements sociaux érigé au milieu du 19e siècle pour endiguer l’épidémie de choléra. Nous revenons ensuite vers le sud pour flâner dans le quartier du Kartoffelrækkerne constitué de multiples ruelles bordées de petites maison au style anglais. Un véritable havre de paix un peu campagnard au milieu de la ville. Dans ce même quartier se trouve aussi le restaurant Aamann’s qui fait les meilleurs smørrebrød du monde. Il n’en fallait pas plus pour y faire notre pause de midi. La digestion passera par le jardin botanique avant un retour chaotique au camping pour cause de panne générale sur les lignes de transports publics … pour une fois que l’automate avait craché son ticket au premier essai. Il a fallu faire preuve d’un peu de patience. Une heure plus tard, le RER était en gare.



 

Hébergement

Quatre nuitée au camping Absalon. Station de RER à 10 minutes à pied puis une vingtaine de minutes de train pour le centre ville. Camping gigantesque et pourtant assez calme malgré l’autoroute et la route principale qui le bordent. Sanitaires chauffés.