Provence

Provence

Provence

Nous quittons le bord de mer pour la Provence, plus précisément l’enclave des Papes afin de visiter la région autour de Vaison-la-Romaine. Mais sur le trajet, nous faisons d’abord halte à Saint-Rémy-de-Provence, charmante petite ville qui nous attire à chaque fois. Flânerie dans les ruelles qui sentent bon la Provence. Rien de très particulier à voir … enfin si quand même. C’est ici que naquit Michel de Nostredame, Nostradamus donc. Et on sent parfois planer un certain mystère. Et puis c’est aussi à St-Rémy que Vincent van Gogh à demandé à être interné dans un asile psychiatrique. Il y a peint une centaine de toiles durant cette année. Une exposition en plein air retrace cette période durant laquelle l’artiste a peint certaines de ses preuves les plus emblématiques. La Provence est décidément bien inspirante.

Suite du voyage le lendemain, non sans une visite au monastère Saint-Paul de Mausole au passage, l’institut où van Gogh se fit interné peu avant sa mort. Puis en route pour l’enclave des Papes où nous resterons plusieurs jours … la région est riche.

La première visite sera pour Valréas où, nous promet-on, c’est jour de marché. Las, en guise de marché, seuls deux stands s’ennuient en bord de route. Qu’importe, nous décidons de partir pour Grignan, un des plus beaux villages de France, ou demeura en son temps Madame de Sévigné. Au passage nous découvrons le hameau de Grillon, un avant-goût de ce qui nous attend. Grignan est tout à fait charmant. Petites ruelles étroites, jolies terrasses, on s’y prélasse volontiers, et nous ne sommes pas seuls, bien au contraire.

Le lendemain, départ pour les gorges du Toulourenc. En été, elles sont réputées pour la possibilité de les remonter à pied dans le lit de la rivière. Lors de notre passage, la température de l’eau n’incitait guère à ce genre de promenade. En revanche, le parking était pratiquement vide, au contraire de l’été lorsque l’affluence est telle qu’elle oblige à fermer la route d’accès. Lors du pique-nique, la discussion s’engage avec un couple du lieu qui nous suggère de visiter Brantes, un peu plus loin dans la vallée. Et donc nous suivons le conseil qui s’avère avisé. Joli village accroché à flanc de coteau, malheureusement désert ou peu s’en faut.

Le jour suivant nous partons à l’assaut des dentelles de Montmirail, une formation rocheuse très courue. Notre virée nous conduit d’abord à Séguret, un des plus beaux villages de France (un de plus, mais la région en est truffée et ce n’est pas dernier). Le village perché offre une belle vue sur le Comtat Vénaissin, les Dentelles de Montmirail et les vignobles de Gigondas et Vacqueyras. Au pied des dentelles de Montmirail nous parquons pour le pique-nique suivi d’une balade le long de l’impressionnante formation rocheuse. Notre tour se poursuit avec un petit arrêt à Beaume-de-Venise, histoire de déguster le fameux muscat du lieu.

Mercredi est jour de marché à Vaison-la-Romaine, l’occasion est trop belle pour la rater. Et jour de marché est synonyme de foule, et même très intense. Mais il faut dire que le marché de Vaison est gigantesque et tentaculaire. La ville est bien sûr réputée pour ses sites et son pont romain. Mais le marché est aussi un incontournable. Au fil de la visite nous découvrons que Léonard Gianadda n’a pas laissé son empreinte qu’à Martigny, mais également ici où il a financé plusieurs oeuvres comme les vitraux de l’ancienne cathédrale du village médiéval, ou encore des sculptures qui ornent un des sites romains.

Tournée vers la vallée du Rhône le lendemain avec une première visite à La Garde-Adhémar, encore un des plus beaux villages de France. Médiéval à souhait, de la pierre partout, une position élevée qui offre une large vue sur la vallée du Rhône, bref tout pour séduire. Mais malheureusement tout, ou presque, était fermé … hors saison! Donc on se retrouve dans un village un peu moribond, dommage car le lieu est plaisant et on peut imaginer l’animation lorsque les visiteurs sont présents. Nous longeons ensuite la vallée du Rhône vers le sud pour une visite à l’imposante forteresse de Mornas qui domine la vallée du Rhône, au bord d’un à-pic de 147 mètres. Et elle est bien visible de l’autoroute. Cette fois on s’y arrête donc. Et bien nous en a pris malgré une montée des plus raides. L’édifice est tout simplement impressionnant.

Un petit tour dans les baronnies provençales le jour suivant avec un première halte à Nyons, la capitale de l’olive. Et c’est aussi jour de marché. La jolie petite ville nous offre une vision qui n’est pas sans évoquer quelque chose dans notre esprit. Les arcades de la place centrale ont un petit quelque chose de familier. Et l’impression va se renforcer un peu plus loin à Buis-les-Baronnies. Ici c’est une rue qui est bordée d’arcades à gauche et à droite. Il y a un petit quelque chose de Berne ou de Morat. Et, comme nous l’apprenons, ce n’est pas un hasard.  Selon les historien, Louis XI a fait appel à des Suisses allemands pour repeupler la région après la grande peste du 14e siècle qui a décimé près des deux tiers des habitants. Et ces Suisses ont bâti selon leurs propres canons architecturaux, avec des arcades. La route nous fait passer par Pierrelongue où on découvre une sorte de clone de la chapelle St Michel d’Aiguilhe du Puy-en-Velay.

Le samedi est consacré à une virée en Drôme provençale. L’ambiance provençale est encore bien présente même si la topographie est bien différente. Dieulefit est un petit village étonnant. Une longue rue marchande mène au vieux bourg ramassé sur lui même. On y découvre plusieurs enceintes concentriques qui marquent les époques et l’extension du village qui a vécu au rythme des arrivées des hospitaliers de St Jean, qui y ont établi une commanderie, puis des protestants venus d’Allemagne et de Suisse (les vaudois) et de leur progressive expulsion après la révocation de l’édit de Nantes. A quelques kilomètres se trouve le Poët-Laval (qui signifie petite colline dans la vallée selon le parler du coin). Charmant village, un des plus beaux de France, qui fut lui aussi une commanderie hospitalière et où les protestant sont arrivés en nombre après la réforme. Tout en pente, les rues sont plutôt des successions d’escaliers. L’ensemble est joliment conservé et affiche un charme certain. En haut du village, face à la commanderie, la terrasse de l’hôtel des hospitaliers offre une vue splendide.

Après les hospitaliers, les templiers le jour suivant. Visite du petit village de Cairanne, tout en rond autour de son église perchée au sommet de la colline. Les Templiers ont semble-t-il eu une commanderie ici. Et au hasard de la balade, une plaque nous apprend pourquoi orange est la couleur des Pays-Bas, enfin c’est ce qu’on peut en déduire. Déplacement vers Richerenches. Au passage on aperçoit au loin l’imposante forteresse de Suze-la-Rousse. Richerenches est un étonnant village bâti à l’intérieur des murailles de l’ancienne commanderie templière qui formait un carré presque parfait de 100 mètres sur sur 100. C’est tout petit, et pourtant on reste étonné du nombre de maisons qui ont été construites dans cet espace.

Le voyage de retour vers la Suisse se fait en plusieurs petites étapes. On remonte la vallée de l’Eygues depuis Nyons. Arrêt dans une boulangerie pour acheter la première baguette des vacances. Puis trajet dans la jolie vallée de l’Eygues pour tomber sur celle du Buëch qui remonte sur le flanc est de Vercors dont les sommets sont saupoudrés de neige. Et arrêt dans un camping perdu parmi les champs de noyers à proximité de Grenoble. Puis le lendemain remontée de la vallée où le ronasson court. On y découvre des gorges, un fleuve parfois étroit et d’autres fois assez large et paisible pour se transformer en lac. Et forcément au bout du voyage on se retrouve au Léman, dernière halte du voyage.


Les photos

« retour à l’album

Vaison-la-Romaine


Hébergements

Une nuit au camping Parc de la bastide à St-Rémy-de-Provence. La réception du camping est déjà presque un monument historique en soi. Et il est situé à une dizaine de minutes à pied du centre ville, que demander de mieux.


Neuf nuits au camping de l’Herein à Visan. Un peu à l’écart de tout, très calme et peu de monde, fin de saison oblige.


Une nuit au Camping du Moulin de Tulette à Varce-Allières près de Grenoble, camping « à la ferme », très bon accueil du genre « placez-vous où vous voulez ». Et cueillette de noix.


Une nuit au camping TCS de Collonge-Bellerive près de Genève. Au bord du lac, plage privée, un peu cher, mais c’est la Suisse.


 

Sommaire