Périgord

La vallée du Lot

St-Cirq-Lapopie était un peu l’objectif de notre voyage au Périgord. Et c’en fut l’ultime étape. Mais avant la visite du village perché au-dessus du Lot, nous avons encore passé par Cabreret et la grotte du Pech-Merle. Nous avons profité d’une journée un peu plus maussade pour parcourir les quelques kilomètres nous séparant de Cabreret et Pech-Merle. La grotte préhistorique est surtout connue pour ses dessins de main en négatif et de chevaux à pois. Malheureusement (ou heureusement) comme il est de coutume dans ces endroits, les photos ne sont pas vraiment autorisées. Aussi, pour en avoir un aperçu, le mieux est de visiter le site de Pech-Merle.


Cahors est la capitale du département du Lot. Blottie dans un méandre de la rivière, la ville est clairement divisée en deux espaces. A l’est la vieille ville avec ses maisons serrées et ses ruelles étroites. A l’ouest la ville plus récente, plus espacés. Cahors mérite une visite. On y découvre une localité assez charmante, aux multiples jardins que l’on découvre au détour d’une rue, ou dans une cour intérieure. A notre arrivée, la place de la cathédrale est recouverte par les stands du marché, donnant à l’espace une ambiance particulière. Notre balade nous a surtout fait déambuler dans la vieille ville. Nous avons constaté que le pèlerinage de Compostelle passait par ici.

Cahors recèle encore bien d’autres petits joyaux médiévaux comme le château du roi, la tour Jean XXII, édifiée par son frère Pierre Duèze, le château du roi, palais bâti par Pierre Via, beau-frère du pape Jean XXII. On l’aura compris, celui qui devint pape sous le nom de Jean XXII est né à Cahors sous le nom de Jacques Duèze. Et son élection fut plutôt rocambolesque. Lassé des querelles intestines du conclave empêchant l’élection d’un nouveau pape après la mort de Clément V en 1314, le régent de France enferme les cardinaux à Lyon lors du conclave de 1316 et va jusqu’à les affamer jusqu’à ce qu’ils élisent un pape. De guerre lasse, le conclave porte son choix sur le plus vieux d’entre eux, Jacques Duèze, 72 ans, croyant qu’il mourrait rapidement. Il mourra à 90 ans après 18 ans de règne.

Il faut quitter le vieux quartier pour découvrir le monument emblématique de Cahors, le pont Valentré, bâti à partir de 1308 à l’initiative des consuls de la cité et achevé vers 1380. Entièrement construit en pierre de taille, il fait 172 m de longueur, comprend 8 arches et 3 tours, ces dernières culminant à plus de 40 m au dessus du niveau de l’eau. En 1998, il est inscrit par l’UNESCO sur la liste du patrimoine mondial au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Nous ne quittons pas la ville sans faire un saut au mont St-Cyr qui lui fait face pour un imposant point de vue panoramique sur la cité.


Au pied la falaise de St-Cirq-Lapopie court un chemin de halage peu commun. Sur plusieurs centaines de mètres, il a été creusé dans la falaise, et les ouvriers ont même pris le temps pour des gravures en formes de bas-relief. Tout simplement époustouflant. Une belle balade, en partie à travers champs, que celle du chemin de halage. Compter environ trois heures pour faire l’aller-retour entre St-Cirq et Bouziès. La première partie offre une belle vue sur St-Cirq d’en bas. Le passage le long de l’écluse donne envie de faire un bout de trajet en pénichette.

Le retour par le même chemin offre un panorama totalement renouvelé puisque vu à l’envers, pour ainsi dire.


Le village de St-Cirq-Lapopie est construit de manière assez vertigineuses au-dessus du Lot. Il compte au nombre des plus beaux villages de France et ce n’est pas galvaudé. Fort heureusement, nous avons pu le visiter hors saison. On ose à peine imaginer la foule qui doit se presser ici en juillet et août. Mais ce calme a aussi le revers de sa médaille. C’est presque trop calme, les boutiques des artisans ne sont pas toutes ouvertes, les bistrots pas non plus. Grimper à St-Cirq depuis le camping est l’affaire d’une quinzaine de minutes, soit par la route, soit par le chemin et les escaliers à flanc de falaise. Une fois sur place, il faut impérativement se rendre à l’endroit le plus élevé pour jouir d’un panorama grandiose sur toute la région et une vue plongeante sur le Lot.

Nos vacances périgourdines se sont terminées sur ces images. Nous nous en sommes mis plein la vue et surtout nous avons pu vivre une expérience très concluante avec notre nouveau camper.