Pays Basque

Basque et français

Saint-Jean-de-Luz sera notre première étape basque et notre première découverte de la culture et de l’architecture basque. Du paysage aussi. Le mardi c’est jour de marché à Saint-Jean-de-Luz. L’opportunité est trop belle. Sans compter que c’est aussi l’occasion d’une belle promenade de deux ou trois kilomètres le long du littoral. La localité se découvre au détour d’un chemin qui longe une série de vieux bunkers. L’oeil embrasse d’un seul coup l’ensemble de la baie qui forme une demi-lune presque parfaite. Quant à la ville même, le front de mer regorge de bâtisses anciennes qui ont conservé tout leur charme d’antan. Il fait bon se balader sur la digue (même si en l’occurrence une partie est bloquée en raison du tournage d’une fiction de TF1, avec Claire Keim dans le rôle principal, qui doit paraître sur le petit écran au printemps 2019) et dans les ruelles piétonnes. La partie nord de l’anse est en revanche occupée par des immeubles modernes, trop pour ne pas gâcher un peu le charme des lieux.


Le pays basque français c’est aussi l’intérieur des terres avec ses villages éparpillés au pied des Pyrénées (les vallées pyrénéennes aussi bien entendu, mais nous avons sciemment renoncé à nous rendre dans les montagnes que nous côtoyons au quotidien). Aïnhoa et Sare comptent parmi les Plus beaux villages de France. Peu fréquentés en cette saison, ils présentent un visage des plus paisibles. Sauf peut-être l’emblématique Espelette, patrie du piment du même nom, où la foule était un peu plus dense, la faute peut-être au marché hebdomadaire qui se terminait alors que nous y arrivions.


Paradis des surfeurs, Biarritz mérite bien son nom. Non qu’il n’y ait point de surfeurs ailleurs, bien au contraire, toute la côte en est recouverte (ou presque). Mais dès le premier contact on sent que Biarritz est prédestinée pour cette activité. les vagues y sont permanentes et viennent mourir juste sur les plages de sable fin. Biarritz c’est aussi une longue promenade en bord de mer, l’emblématique villa Belza, le rocher de la vierge, le port vieux, le phare, bref pas de quoi s’ennuyer.


Bayonne est une sorte de concentré de pays basque. Au centre ville, l’architecture est de la plus pure facture basque, jusqu’au bout des gouttières. Et puis il y a cette ambiance vivante, un peu bruyante, de ville avec une bonne dose de convivialité. Nous y avons dégusté nos premiers pintxos, à la brasserie les Arcades, un soir de match de rugby. L’ambiance y était excellente.


Petite escapade dans les Landes, mais pas bien loin, juste à Hossegor dont on nous avait largement vanté les charmes. Et non sans mérites. Le bord de mer donne un vrai sentiment d’espace. Ici rien ne vient troubler l’horizon, aucune falaise, pas le moindre relief, mais une plage de sable à perte de vue. On s’assoit volontiers sur une terrasse simplement pour regarder les vagues déferler sans discontinuer. A l’intérieur, Hossegor est une charmante cité touristique balnéaire. Son plus est sa petite mer intérieure, sans la moindre vaguelette, bordée de plages de sable. Un calme qui contraste avec la relative furie océanique.


Elle culmine à 900 mètres d’altitude. Vu de nos proportions alpestre, ce n’est guère qu’une colline à vache. Et pourtant, l’ascension vaut l’effort. Enfin très relatif l’effort. Il fallait choisir entre trois heures de marche (oui, il y a pratiquement 900 mètres de dénivellation) et 45 minutes de petit train à crémaillère), choix cornélien s’il en est. Au final on a opté pour le train (marcher en montagne on peut le faire tous les jours chez nous, emprunter un train à crémaillère c’est plus difficile … il fallait bien trouver une excuse). La montée nous laisse tout loisir de contempler le pays basque dans toute son étendue, enfin la partie française du pays basque. Et le sommet dévoile un panorama à 360 degrés époustouflant. Avec moins de brume dans le lointain, on verrait presque Bordeaux.


Hendaye c’est aussi, et surtout, une longue plage de sable ponctuée par deux rochers solitaires qui émergent des flots: les jumeaux. Les quelques kilomètres qui séparent la dernière ville française avant l’Espagne de Saint-Jean-de-Luz, il faut les parcourir impérativement le long de la mer. Elle borde les falaises d’une côte rocheuse tout à fait surprenante faite de couches de roches appuyées les unes contre les autres. Et Hendaye offre aussi la possibilité de rallier San Sebastian (à lire à la page suivante) avec un RER en 35 minutes. Nous en avons profité.


Plage de surfeurs qui nous a gratifié pratiquement chaque soir de splendides couchers de soleil. Température de l’eau: 23 degrés. Inespéré en cette saison. Nous en avons profité chaque jour.

Hébergement

 

 

Nous avons établi notre camp de base au camping La Ferme Erromardie. Emplacement idéal, à côté de la plage, mais pris d’assaut, même en cette saison. Première nuit sur une mini place, la direction nous en a proposé une plus spacieuse dès le lendemain a réduit le prix de la première nuit. An final, avec la carte ACSII, nous avons payé moins de 13 euros la nuit, électricité comprise, qui dit mieux?