Ligurie – Côte d’Azur

Entre Italie et France

La route vers San Remo paraît interminable alors que le nombre de kilomètres n’est pas si important. Mais il pleut sans discontinuer. La pluie ne cesse qu’à l’approche de Savona … pour faire place à un vent à décorner les boeufs. De quoi presque nous faire regretter d’avoir quitté Turin. Mais finalement, la météo s’améliore réellement au fur et à mesure que San Remo se rapproche. C’est finalement sous le soleil que nous nous installons au camping Dei Fiori, cher mais le choix est limité à ce seul camping. Nous avons encore l’occasion d’une balade en ville en fin d’après-midi à la rencontre de la parentèle.


Escapade à Eze le lendemain. Les nuages sont finalement parvenus jusqu’à nous. Malgré la température agréable, le ciel est assez bouché, mais nous partons tout de même. Et bien nous en prit. Arrivé à Eze, c’est le soleil qui nous attend. Le village perché nous offre une vue imprenable sur la Méditerranée et la pointe de St-Jean Cap Ferrat. Le village est un véritable bijou et le public ne s’y trompe pas. Les touristes sont encore très nombreux. La visite du jardin botanique au sommet du village vaut les quelques euros qu’il faut laisser à l’entrée. Du point culminant, la vue est extraordinaire, un vrai balcon sur la mer.


Nouvelle escapade en France le jour suivant, à Menton plus précisément. Nous sommes ici à la frontière avec l’Italie, sans que ça se remarque vraiment. Menton présente un certain charme, un peu Belle Epoque par endroits. Certains hôtels et bâtisses de maître affichent encore cette architecture de villégiature de fin du 18e siècle.


On nous avait recommandé de visiter Apricale, alors nous ne voulions pas rater ce village. En route, nous nous arrêtons à Dolceaqua. En bordure de rivière, le village affiche un véritable calme qui contraste avec des lieux comme Menton ou San Remo beaucoup plus animés.


Vers Apricale, la route s’élève. Le village se découvre presque d’un coup après un virage. Accroché au flanc de la montagne, la situation ne peut qu’impressionner. Nous sommes donc impatient de découvrir le lieu. Qui déçoit un peu une fois sur place. Les ruelles sont très étroites, les murs gris absorbent beaucoup de lumière. L’ensemble donne une impression très sombre, surtout qu’il n’y a pas âme qui vive, ou presque. Alors même que le soleil brille, on se croirait au crépuscule.


Nous nous installons au camping Dei Fiori de San Remo, cher mais le choix est limité à ce seul camping. Il y a certes un accès à la mer, mais la plage de sable n’est pas des plus engageante et sinon c’est un bord de mer bétonné et un accès par des rochers.